De 1848 à 1946 Le temps des révoltes
La période qui s’étend de l’abolition de l’esclavage à la départementalisation est marquée par des luttes sociales et le développement de nombreux hameaux tels que Bezaudin, Pérou, Morne des Esses, etc.…
Cette époque est marquée par l’action politique de Joseph LAGROSILLIERE, fondateur du socialisme en Martinique.
Après l’insurrection de 1848, la propriété du Comte de BEZAUDIN fut partagée par les anciens colons entre esclaves et nègres marrons de la Martinique, car c’était une région boisée dans ses hauteurs où se réfugiaient les nègres marrons qui attaquaient les propriétaires d’habitation.
Après l’abolition de l’esclavage Sainte Marie n’échappe pas à la querelle opposant les partisans de BISSETTE (1795-1858), député de la Martinique, à ceux de SCHOELCHER (1804-1893), pro-abolitionniste.
Après toutes ces périodes d’agitation sociale, Sainte Marie retrouve le calme pendant quelques temps.
Au cours de cette période troublée, un homme domine la scène politique : Joseph LAGROSILLIERE. Né le 2 Novembre 1872, il fit des études de droit en France et fonde le groupe socialiste des Antilles. Le 31 octobre 1901 à l’invitation de la municipalité samaritaine, il prononce au Morne des Esses un brillant discours qui débouche sur la création du premier syndicat agricole. Conseiller Général et Maire de Sainte Marie de 1910 à 1937, Joseph Marie Samuel LAGROSILLERE fut élu député de la 3 ème circonscription de la Martinique de1910 à 1924 et de 1932 à 1940. En 1945, il est candidat au municipales de Fort-de-France et est battu par Aimé CESAIRE. Il meurt à Paris en 1950.
Il demeure un samaritain très célèbre ; de nombreuses rues ou bâtiments publics de la Martinique portent son nom.
En 1937, c’est Rodolphe RICHER qui le remplace à la tête de la commune.