La ville de sainte marie


De 1658 à 1848

Le début de la colonisation française est marqué dans cette ville par l’arrivée du Général DUPARQUET, Gouverneur de la colonie qui fit appeler les Frères Prêcheurs ou Dominicains. Ces hommes d’église étaient envoyés officiellement dans des colonies pour assurer les offices, s’occuper des malades, assurer une formation religieuse et autochtone et transmettre la civilisation européenne.

Les Caraïbes entretiennent de bonnes relations avec les colons et les aident à s’insérer dans ce nouveau milieu. Ils enseignent aux Français l’art de la vannerie, de la pêche aux nasses et à l’épervier, la poterie, l’exploitation du manioc et de la patate.
Mais en 1655 plusieurs chefs Caraïbes sont arrêtés et les Caraïbes refoulés sur la côte atlantique appelée alors Cabesterre.
En 1657, les colons français tentent d’exterminer les Caraïbes.

Le 3 janvier 1658, le Gouverneur Jacques DUPARQUET meurt à Saint-Pierre et sa femme Marie DUPARQUET prend la direction de la colonie et déclare la guerre aux Caraïbes pour les chasser de l’île.
Les derniers Caraïbes s’enfuient au Sud-est de l’île, en terrain neutre, en 1660, puis vers la Dominique et Saint-Vincent.

La Naissance de SAINTE MARIE

Après le départ des Caraïbes une agglomération se forme autour d’un fortin sous le nom de Fort Sainte Marie, en l’honneur de la Sainte Vierge d’où l’origine du nom de la commune.
1659, Le Fonds Saint Jacques est donné en concession aux religieux Dominicains par Mme DUPARQUET. Le père BOULOGNE, supérieur des Dominicains et principal artisan de la victoire des colons est récompensé par Mme le Gouverneur de cette vaste propriété baptisée Fonds Saint Jacques en mémoire du gouverneur.
Cela a facilité le peuplement dans la région. Fonds Saint Jacques au départ un monastère devient une habitation sucrerie sous l’impulsion du Père LABAT. Aujourd’hui, c’est un monument historique à visiter.
L’essor de Sainte Marie sera étroitement lié à l’augmentation de sa population favorisée par les concessions de terrains destinés à l’agriculture .Le développement de l’habitation Fonds Saint Jacques n’y est pas étranger. 1664, un colon du nom de PIQUET de la CALLE cultiva des muriers de la région. Il fit de la soie dont il envoya des écheveaux à COLBERT.

Le temps de la prospérité

La croissance de Fonds Saint-Jacques est liée à la personnalité du père LABAT successeur en 1696 du père TEMPLE, chargé d’administrer l’habitation Fonds Saint-Jacques jusqu’à 1705.
A son arrivée l’habitation était complètement délabrée, il l’équipe en matériel et main d’œuvre et réorganise l’administration et la gestion.
Créateur et animateur de la sucrerie, le père LABAT crée l’habitation monastique la plus célèbre des Antilles qui devient un exemple type d’habitation sucrière aux Antilles. Après le départ du père LABAT l’habitation continue de progresser et connaît sont apogée vers les années 1730-1740, période pendant laquelle l’île entière connaît une prospérité sans précédent.
Entre 1744 et 1782 la Martinique sous une occupation anglaise voit ralentir son activité économique. En 1789, c’est la révolution française suivie de rapports conflictuels entre l’Eglise et l’Etat. En 1793, les biens du clergé sont nationalisés mais Saint Jacques reste aux mains des religieux.

En 1833, Sainte Marie est concernée par l’affaire de Grande Anse (Lorrain) ; une révolte des esclaves qui secoue le Nord de l’île. Jean Baptiste AGRICOLE considéré comme un chef de file a été condamné.
En 1836, la population de Sainte Marie (4854 individus) présente la structure générale de la population martiniquaise de l’époque : une majorité d’esclaves, soit 80% de la population totale, mais ce sont les blancs, minoritaires, qui dominent l’économie.
En mai 1848, Sainte Marie ne participe pas directement aux évènements politiques, mais apprend avec joie l’abolition de l’esclavage.

 
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